VIVRE LA COMMUNION

Comme vous le savez, depuis un an, à travers moi, la Sainte-Famille est membre du Conseil Européen des Leaders des Religions (ECRL). Ce janvier dernier j’ai fait partie d’une délégation de ce Conseil, au Kirghizstan, et je désire partager avec vous cette expérience.






VIVRE LA COMMUNION : EN DIVERS  MILIEUX  AVEC 


 


DIVERSES  RELIGIONS


 


Comme vous le savez,  depuis un an, à travers moi, la Sainte-Famille est membre du Conseil Européen des Leaders des Religions (ECRL). Ce janvier dernier j’ai fait partie d’une délégation de ce Conseil, au Kirghizstan, et je désire partager avec vous cette expérience.


 



 


Le Kirghizstan est un pays situé en Asie Centrale ; il est frontalier avec le Kazakhstan, la Chine, le Tadjikistan  et l’Ouzbékistan. Après la dissolution de l’Union Soviétique, il a pris son indépendance en 1991  et a instauré une République.


 


L’année 2010 a été une année très  mouvementée pour le peuple du Kirghizstan qui a connu un coup d’Etat, des perturbations violentes et meurtrières, la révolte de Osh en avril et juin, un référendum qui a conduit à une démocratie parlementaire et des élections avec les négociations qui s’en suivent pour former un gouvernement de coalition.


 


Au milieu de tous ces événements, le peuple du Kirghizstan demeure,  dans cette région, un des plus économiquement pauvres. La transition du régime communiste à la démocratie, la croissance économique (ou le manque de croissance), le trafic de drogue, la prolifération des armes légères,  éveille dans le peuple la peur d’actions violentes de la part de groupes extrémistes,  ainsi que des tensions dues aux liens  géographiques et ethniques.


 


Après cette présentation vous vous demanderez sans doute : Quel est l’objectif de cette délégation et quel est son rôle dans cette réalité ?


 


L’objectif principal de la visite de la délégation est de demeurer solidaire avec les leaders religieux et les communautés du Kirghizstan dans leurs défis de chaque jour, les encourager à prendre  une action commune et les stimuler  à travailler pour la réconciliation et la construction de la nation.


 


Il semble que les dramatiques événements de Osh n’étaient pas de caractère religieux  même si ethnique ; cependant  certains observateurs ont fait  remarquer que les communautés et  les leaders religieux  n’ont pas joué le rôle  constructif que potentiellement ils pouvaient jouer.


 


C’est pourquoi au cours de cette visite nous nous sommes réunis avec différentes organisations politiques, religieuses et civiles du pays pour connaître la réalité, approfondir les causes et prendre des solutions communes.


 


Nous avons consulté les leaders religieux  (les musulmans forment les 64% du pays, les chrétiens orthodoxes 12%, les  catholiques, protestants et autres confessions autour de 10%), en espérant qu’ils s’engagent dans une coopération  positive afin de  promouvoir la reconstruction de la nation et la réconciliation.


 


Le troisième jour, l’acte central de la visite a été la conférence  convoquée par l’ECRL en collaboration avec la Commission d’Etat des Questions Religieuses, du  Kirghizstan. Elle avait pour thème : «  Différents credos, valeurs communes, actions communes ». Elle a rassemblé plus de 70 participants : représentants des leaders religieux,  personnalités du gouvernement, de la société civile et des universités  ainsi qu’une délégation des leaders religieux d’Europe.


 


La conférence  a décidé  que  «  le  Conseil Européen des Leaders des Religions – Religions pour la Paix  (ECRL) poursuivra ses consultations  avec les leaders religieux du Kirghizstan pour chercher comment les communautés religieuses et leurs leaders peuvent, ensemble, promouvoir la réconciliation et la paix dans leur pays. »



Vous pouvez trouver le texte complet de la déclaration  dans le lien suivant : 


http://www.rfp-europe.eu/index.cfm?id=329587


 Sr Marian Murcia